L’achat et la rénovation de biens anciens connaissent un nouvel essor grâce à des réformes fiscales et des aides à la rénovation énergétique. Les investisseurs bénéficient désormais d’un cadre plus souple et avantageux, ouvrant la voie à des opportunités inédites dans le secteur immobilier, notamment dans les villes moyennes.
Nouveau cadre fiscal : une aubaine pour les investisseurs
Le dispositif Jeanbrun, introduit par la loi de finances 2026, remplace le dispositif Pinel et dynamise l’investissement locatif dans l’ancien. Ce nouveau cadre fiscal permet aux investisseurs de bénéficier d’un amortissement comptable du bien, avec une déduction annuelle de 3,5 % à 5,5 % sur 80 % de la valeur du logement. Les plafonds de déduction varient entre 8 000 et 12 000 euros, selon le loyer pratiqué.
L’absence de zonage géographique constitue une rupture majeure, ouvrant des opportunités d’investissement dans les villes moyennes. Cela permet de diversifier les projets au-delà des grandes métropoles, répondant ainsi à la demande croissante dans ces zones.
Conditions d’éligibilité assouplies pour l’immobilier ancien
Le dispositif Jeanbrun assouplit les conditions d’éligibilité pour encourager l’investissement dans l’immobilier ancien. Le seuil de travaux requis est réduit de 30 % à 20 % du prix d’achat, et le dispositif s’étend désormais aux maisons anciennes. L’objectif énergétique est également plus accessible, visant une étiquette D au lieu de B, à condition de gagner au moins deux classes énergétiques.
Les propriétaires de logements classés F ou G peuvent continuer à louer leurs biens s’ils s’engagent à les rénover. Cela pourrait maintenir entre 650 000 et 700 000 logements sur le marché d’ici 2028, offrant une solution aux propriétaires souhaitant améliorer leur patrimoine sans précipitation.
MaPrimeRénov’ et DPE : des changements qui facilitent la rénovation
En 2026, MaPrimeRénov’ bénéficie d’un budget de 3,6 milliards d’euros pour financer 120 000 rénovations d’ampleur et 150 000 rénovations par geste. Un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’ est désormais obligatoire avant de déposer un dossier, garantissant une meilleure anticipation des aides disponibles.
Par ailleurs, le DPE a été modifié avec un ajustement du coefficient de conversion de l’électricité, passant de 2,3 à 1,9. Cette révision permet à environ 850 000 logements de sortir du statut de passoire énergétique sans nécessiter de travaux supplémentaires.
